Les traitements de conservation curative, régis par des principes déontologiques communs à l’ensemble du patrimoine culturel, doivent permettre de conserver non seulement la matérialité de l’objet ou du document mais également l’ensemble des valeurs qu’il contient (historiques, documentaires, esthétiques, d’usage…). Le travail du conservateur-restaurateur doit être lisible, le plus réversible possible (choix des adhésifs par exemple), stable chimiquement (utilisation de matériaux pérennes) et documenté.
L’un des principes de la conservation-restauration est d’intervenir le moins possible pour limiter l’impact que l’on a sur l’intégrité des objets. Ce principe est particulièrement pertinent pour les archives : le but premier des opérations de conservation est de rendre accessible l’information contenue par le document. De plus le nombre infini de documents qui pourraient nécessiter d’un traitement oblige à limiter les actions à leur strict nécessaire. Un document « restauré » reste donc fragile et marqué par sa propre histoire.