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À la Saint-Honoré, tous les enfants sont boulangers !

En cette semaine du 16 mai, jour de la Saint-Honoré, les boulangeries de toute la France participent à "La Fête du Pain"

Saint Honoré

Du miracle au patron des boulangers

La fête du pain trouve son point de départ dans la figure de Saint Honoré, évêque d’Amiens devenu patron des boulangers.

Une légende fondatrice

Tout commence par une légende qui raconte que Saint Honoré, alors qu’il n’était encore qu’un enfant, annonça à sa nourrice qu’il voulait devenir évêque.

Celle-ci était en train de faire cuire son pain et se moqua gentiment du jeune garçon :

Et quand ma pelle aura des feuilles, tu seras évêque !

Aussitôt le miracle se réalisa : le bois de sa pelle produisit des feuilles. Saint Honoré devint au VIe siècle évêque d’Amiens.

Une autre légende raconte que la main de Dieu serait apparue lors d’une messe que Saint Honoré célébrait au moment de la communion.

En 1202, en souvenir de ces miracles, un boulanger parisien offrit neuf arpents de terre pour l’édification d’une chapelle dédiée à Saint-Honoré ; il devint ainsi le saint patron des boulangers.

La première Fête du Pain

Des siècles plus tard, en mai 1995, à l’initiative de Jean-Pierre Raffarin, alors ministre des P.M.E., du commerce et de l’artisanat, et des professionnels de la Boulangerie, la première édition de la Fête du Pain eut lieu avec pour thème : "Pour la Saint-Honoré, tous les enfants sont boulangers"

Lors d’ateliers de découverte, les enfants ont pu découvrir le travail d’un boulanger, façonner la pâte et bien évidemment déguster un bon pain, sans oublier de faire la fête avec les artisans boulangers de Vaucluse au pied du Pont d’Avignon.

L’arbre à pain

Une tradition à faire découvrir

Arbre à pain, s.d. (AD Vaucluse 203 J 66)

La fête du pain est aussi l’occasion pour les boulangers de faire découvrir des traditions, notamment celle de l’arbre à pain.

Une tradition issue des repas pontificaux

La fête du pain est aussi l’occasion pour les boulangers de faire découvrir des traditions, notamment l’arbre à pain.

Lors des repas pontificaux dans la salle du grand Tinel, notamment sous l’antipape Clément VII en 1389, la table du Pape était dressée côté sud, celles des convives sur les longs côtés, et les « dressoirs » sur lesquels étaient présentés les plats encadraient les deux grandes cheminées.

Au milieu de la salle, un ou deux arbres étaient dressés et décorés de pains de différentes formes reproduisant le fruit dont ils étaient garnis. Ici, par exemple, des olives et exceptionnellement des grappes de raisin.

Au cours du repas, les convives venaient se servir.

Pains décorés et partage

Du pont d’Avignon à la baguette de l’an 2000

Concours de pains décorés, baguette géante et distribution de petits pains rappellent la dimension conviviale de la Fête du Pain.

Le concours des pains décorés

Une autre tradition de la fête du pain est le concours des pains décorés : ci-dessous, un pain surmonté de la reproduction du pont d’Avignon en pâte à pain.

Une baguette pour l’an 2000

Pour fêter l’an 2000, les boulangers vauclusiens ont réalisé une baguette de 2,45 m et 500 petits pains qui ont été apportés au Conseil départemental, présidé alors par Monsieur Jacques Bérard.

Ensemble, ils ont « rompu » le pain et distribué les petits pains à des associations.

Depuis, chaque année, les artisans-boulangers fêtent Saint-Honoré, en organisant des moments de convivialité et de plaisir gustatif.

Sources aux archives

Les boulangers-pâtissiers de Vaucluse

Un inventaire conservé aux Archives départementales

Aux Archives départementales de Vaucluse, l’inventaire des archives du Groupement professionnel des artisans boulangers-pâtissiers de Vaucluse.

Expressions et sens figurés

  • Avoir le pain et le couteau : ne manquer de rien.
  • Avoir plus de la moitié de son pain cuit : n’avoir plus longtemps à vivre.
  • Avoir du pain sur la planche : initialement, ne pas avoir besoin de travailler pour manger ; aujourd’hui, c’est au contraire avoir beaucoup de travail.
  • Bon comme le pain : être d’une grande bonté, généreux, doux.
  • Ça ne mange pas de pain : cela ne coûte rien ou ne peut nuire.
  • Long comme un jour sans pain : interminable, ennuyeux.
  • Manger son pain blanc avant son pain noir : avoir le meilleur avant le difficile.
  • Ôter le pain de la bouche : priver quelqu’un de ce qui est nécessaire.
  • Pour une bouchée de pain : pour presque rien.
  • Se vendre comme des petits pains : se vendre facilement, rapidement.