Bordé par le Rhône, le village de Caderousse subit les épanchements fréquents du fleuve. Pour se protéger efficacement des crues, le conseil municipal fait édifier dans la 2e moitié du XIXe siècle un imposant ouvrage.

La menace des crues

Plan figurant dans le dossier de demande de travaux de défense contre les crues, 1879
Les inondations de 1856 poussent la commune de Caderousse à engager la construction d’une digue destinée à protéger durablement le village.
Les dégâts de 1856
Les inondations dévastatrices de 1856 eurent raison du mur d’enceinte existant, bâti en partie sur les ruines de l’ancien rempart médiéval.
L’eau, qui avait atteint le premier étage des maisons, poussa le maire à faire voter une délibération en faveur de la construction d’une digue.
Six ans entre projet et réception
De l’adoption en 1860 du projet des ingénieurs des Ponts et chaussées Rondel et Kleitz à la réception des travaux réalisés par l’entrepreneur François Jean, il se passa 6 ans.
Un ouvrage massif
La digue de Caderousse est un ouvrage défensif imposant, pensé à la fois comme rempart contre les crues et comme chemin praticable autour du village.
Une digue de 1 716 mètres
L’ouvrage est massif : large de 10 m à sa base et de 3 m à son sommet praticable à pied, sa hauteur et sa longueur font respectivement 5 m et 1 716 m.
Constitué d’un mur maçonné en pierres sur sa face externe et d’une pente de terre engazonnée à l’intérieur, il est doté d’escaliers, de rampes d’accès et de deux larges ouvertures sur la ville permettant l’installation de batardeaux en prévision des crues.
La porte Castelan
La porte Castelan, qui fait l’objet de l’avant/après ci-dessous, est l’une d’elles. Classée aux Monuments historiques depuis 2001, la digue continue de remplir son office avec efficacité.
Avant/Après - Porte Castelan, avant 1930 / 2020

Porte Castelan avant 1930

Porte Castelan en 2020




