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Une plante mystérieuse prête à détrôner le chanvre

Dans la série des inventions et autres découvertes dignes du concours Lépine qui fête ses 120 ans et se tient actuellement à Paris, voici une trouvaille qui n’a absolument pas retenu l’attention du préfet de Vaucluse.

Une découverte textile

Une fibre végétale censée rivaliser avec le chanvre

En 1886, M. Girard adresse au préfet de Vaucluse un courrier vantant une nouvelle plante textile dont la fibre pourrait, selon lui, rivaliser avec le chanvre.

Une plante textile nouvelle

Monsieur Girard, retraité mais néanmoins actif, demeurant campagne Vidalin, chemin de l’Arrosaire à Avignon, a découvert une nouvelle plante textile.

Dans le courrier qu’il adresse au représentant de l’État le 12 mars 1886, le pétitionnaire vante une fibre végétale d’une qualité égale à celle du chanvre, avec l’avantage d’offrir des récoltes bien plus abondantes que cette dernière.

Une culture pour les terres arrosables

On pressent en filigrane qu’une telle culture peut s’avérer gourmande en eau lorsqu’il évoque une implantation "dans toute la partie arrosable du département.". Pour emporter l’adhésion du préfet, Girard n’hésite pas à évoquer la crise économique "là où règne la gêne et la misère" et promet une industrie nouvelle propre à "répandre le bien-être et l’aisance".

Un inventeur intéressé

Parcelles, frais de culture et premières récoltes

Si M. Girard entend défendre la bonne santé économique du pays, il prévoit aussi avec précision les conditions matérielles et financières de la diffusion de sa découverte.

Une diffusion très encadrée

Si la bonne santé du pays importe au sieur Girard, il n’est pas philanthrope pour autant et la question de sa rémunération est bien étudiée.

Ainsi, pour diffuser ses connaissances auprès des communes intéressées, il faudrait lui mettre à disposition des parcelles de terre selon le ratio donné à titre indicatif de "50 ares pour 1000 habitants", "faire l’avance des premiers frais de culture" et lui accorder les produit des trois premières années d’exploitation "au vu des habitants et sous le contrôle de l’autorité locale" bien sûr. "Dès la deuxième année, chacun serait libre de cultiver à son gré".

Faute d’apporter la preuve des qualités intrinsèques exceptionnelles d’une plante qui n’est jamais nommée et d’étayer l’argumentation économique, le découvreur essuie un refus de la part de l’administration préfectorale.

Pour s'amuser un peu, les flops du Concours Lépine